Électricité verte, des étincelles en Bourse
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Actualité juridique

Électricité verte, des étincelles en Bourse

Solaire, éolien, biomasse ou petite hydroélectricité, les investisseurs sont prêts à payer parfois très cher les spécialistes des énergies renouvelables.

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Elles ont figuré parmi les valeurs stars de 2019 et ont aussi terminé le premier semestre 2020 par de très belles hausses. Après le trou d’air brutal du mois de mars, elles ont rapidement retrouvé les faveurs des investisseurs. Elles, ce sont les sociétés spécialistes des énergies vertes, de petite taille au regard des généralistes EDF et Engie (présents aussi dans les renouvelables), forts d’un chiffre d’affaires de 71 et 60 milliards d’euros, respectivement, l’an dernier.

Des chiffres records

En récompense de leur parcours boursier, Albioma (biomasse et solaire) et Neoen (solaire, éolien et stockage par batteries) ont intégré, le 22 juin dernier, l’indice SBF 120. Ces groupes ont déclaré, pour 2019, des chiffres d’affaires de 505 millions et 253 millions d’euros, mais affichent des capitalisations boursières respectives de 1,1 et de 3 milliards d’euros, avec des ratios de valorisation dépassant parfois ceux du luxe !

Quand la demande en énergie et les prix de marché s’effondrent, l’électricité solaire ou éolienne a deux atouts : elle est prioritaire sur les réseaux et bénéficie de contrats de vente garantissant les tarifs sur 15 ou 20 ans.

Les champions du nucléaire et du gaz, EDF et Engie, ont pris de plein fouet, en revanche, la chute de 15 à 20 % de la demande pendant le confinement et verront leurs résultats affectés aussi par la chute des prix.

Un secteur d’avenir

Les investisseurs apprécient le caractère prévisible des revenus, des bénéfices des « pure players » de l’électricité verte, ainsi que leur très forte croissance. Elle est mécanique chez Neoen et Voltalia qui disposent d’importants réservoirs de centrales en projet ou en construction dans le monde.

Cet essor des renouvelables est aujourd’hui favorisé par leur compétitivité, même face à des énergies fossiles bon marché. En dix ans, les coûts au kilowatt-heure ont ainsi chuté de 82 % pour le photovoltaïque industriel et de 39 % pour l’éolien terrestre, selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables. Enfin, loin de refroidir les ardeurs, la pandémie de Covid-19 incite Bruxelles et les États européens à placer la transition énergétique au cœur des plans de relance et les investisseurs à s’y intéresser encore plus.

Les principales valeurs du secteur
(1) Depuis l’introduction en Bourse de Neoen à 16,50 € le 17 octobre 2018
Valeurs Évolution sur 1 an Évolution sur 5 ans
Albioma + 57,1 % + 161 %
EDF - 25,9 % - 56,4 %
Engie - 17,5 % - 35,5 %
Neoen + 67,8 % + 118 %(1)
Voltalia + 70,3 % + 120 %

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